Il est une amazone au manteau de glace, Fière tournure, svelte, gracile, noble. Défiant tempêtes sanguinaires et jusants bouillonnants, La chasseresse baguenaude alentours, nuque détournée, Sous la cape, l'oeil au sein de l'alfange. La cotte déchargée, le faisan débusqué, La lippe enjôleuse bruit un demi-mot: "Souffrez, belle amie, ce modeste présent, Une beauté virginale fraîchement piquée, Perlée d'embrunts enchanteurs..." La semblance s'anime en une nymphe sublime, Le cil bavard démasque le regard torride, céleste, infernal. Lassive, la chrysalide s'abandonne à sa nature. Naîade aux yeux d'or, elle entame une ronde, L'oeillade avisée, charme, ensorcelle, Décoche le trait en une pluie de miel, Grâcieuse, se dévoile et lance: "Je suis Diane, déesse de la chasse!" S'inclinant, Révérencieuse, Oublieuse du monde, Aimant au murmure: " Soupirant un Ailleurs, J'y serais votre muse."
Côté Jardin